Le pelham

Plus autoritaire qu'un filet, mais d'un emploi plus simple qu'une bride, le pelham est une sorte de solution intermédiaire qui convient, temporairement, à certains chevaux. Il rend également service aux jeunes cavaliers débordés par l'ardeur de leur monture.

Deux actions pour un seul mors

Le pelham a ses adeptes : il n'encombre pas la bouche du cheval de toute une ferraille, comme la bride complète. Hélas, il n'est pas accepté en épreuve de dressage.

Un mors simple

Le pelham est un mors simple, droit ou brisé, muni de branches sur lesquelles sont fixés trois anneaux : celui du haut permet de fixer le mors sur le montant ; celui du milieu, qui se trouve au niveau du mors, correspond à la rêne de filet ; celui du bas à la rêne de bride. Un œillet sert à fixer la gourmette.

Filet et bride

Le pelham présente donc, en une seule embouchure, à la fois les caractéristiques d'un filet et celles d'une bride. Les rênes de filet permettent en effet d'agir de façon directe sur la commissure des lèvres, sans effet abaisseur, comme avec un filet ordinaire. Les rênes de bride agissent sur les branches du mors, qui, grâce à la gourmette, ont un effet de levier. Toute action sur les rênes de bride entraîne un appui qui peut être très puissant sur les barres. Le pelham, comme le mors de bride, incite donc, le cheval à céder dans sa bouche en se plaçant.

Un effet abaisseur

L'action sur les branches du mors provoque également une traction sur le montant du harnais, qui se traduit par un léger appui sur la nuque. On considère donc que le pelham, comme tout mors de bride, a un effet abaisseur, qui incite le cheval à céder dans sa nuque.

Quelle différence ?

Lorsqu'on tend les rênes de filet en laissant les rênes de bride flottantes, un pelham à mors brisé peut être employé tout à fait comme un filet. C'est un mors simple, qui n'encombre pas la bouche du cheval, comme le fait un mors de bride, et dont l'action peut être très douce. Lorsqu'on agit sur les rênes de bride, le pelham a une action similaire à celle d'une bride, avec, toujours, la différence qu'il n'encombre pas la bouche comme les deux mors de la bride complète. De surcroît, parce qu'il est placé plus haut que le mors de bride (qui appuie sur les barres plus bas que le mors de filet), il entraîne une cession moins marquée de la bouche.

Pourquoi utiliser un pelham ?

L'utilisation d'un pelham est moins complexe que celle d'une bride. On peut l'employer chez un cheval encore assez « vert » dans son dressage, après lui avoir fait comprendre en main l'action du mors et la cession à la rêne de bride (cela est surtout vrai avec un pelham brisé). Le pelham droit est plus sévère et moins précis, notamment lorsqu'on agit sur le mors de filet. Le pelham est plus autoritaire qu'un filet simple et oblige le cheval à céder dans sa bouche et dans sa nuque.

Ajuster un pelham
  • Le pelham doit être ajusté comme un filet, le mors appuyant légèrement sur la commissure des lèvres sans la faire plisser. La largeur du mors doit être adaptée à la bouche du cheval.
  • La gourmette doit être bien à plat et venir au contact quand le mors fait un angle de 45° avec la bouche.
  • La muserolle française est la plus indiquée, mais de nombreux cavaliers ont recours à la muserolle croisée, qui est assez sévère.

Quand employer un pelham

Le pelham peut être une bonne embouchure pour le travail sur le plat. C'est aussi un mors utile pour contrôler le cheval dans le feu de l'action d'un parcours d'obstacles.

Le pelham en dressage

Certains cavaliers emploient le pelham de façon transitoire, c'est-à-dire pour préparer le cheval en cours de dressage à l'usage de la bride. D'autres dresseurs considèrent qu'il apporte les avantages de la bride sans en avoir les inconvénients (l'encombrement et le poids des deux mors) et l'emploient couramment. Toutefois, le pelham n'est pas autorisé en compétition de dressage.

Le pelham comme outil de contrôle

Le pelham est plus autoritaire qu'un simple filet. Il permet donc de contrôler un cheval difficile, qui a tendance à échapper à la main ou à charger, mieux qu'un mors simple. Il présente sur d'autres mors sévères (le releveur, par exemple) l'avantage de laisser le choix de recourir ou non à une plus grande coercition : tant que le cheval se soumet, on agit sur les rênes de filet; s'il entre en défense, on peut employer les rênes de bride.

Le pelham pour les poids légers

En compétition, et notamment sur les parcours de CSO ou de cross, les cavaliers éprouvent souvent le besoin, dans le feu de l'action, d'avoir un moyen de contrôle plus autoritaire qu'un simple filet. C'est particulièrement vrai pour de jeunes cavaliers qui n'ont pas la force de s'opposer à l'ardeur de leur monture. Dans ce cas, le pelham peut être employé avec une seule paire de rênes que l'on fixe sur une alliance reliant les deux anneaux (milieu et bas) du mors.

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