Le hackamore

Très apprécié des randonneurs, le hackamore mécanique reste un matériel mal connu : beaucoup d'erreurs sont commises dans son utilisation et dans son réglage, si bien que le confort du cheval n'est pas toujours parfait.

A la recherche du confort

Le hackamore mécanique, parce qu'il libère la bouche, donne une impression de confort souvent trompeuse : mal réglé, mal utilisé, il peut être difficile à supporter pour le cheval.

Libre de brouter ?

Bien des randonneurs choisissent le hackamore pour permettre à leur monture de brouter plus commodément. Mais c'est faire passer au premier plan un critère qui devrait être secondaire : le rôle de l'embouchure est d'abord de permettre une communication fine et un contrôle efficace. Avant d'opter pour cet out il, il convient de comprendre son fonctionnement et de s'assurer qu'on saura l'utiliser correctement. Tous les chevaux sont capables de brouter malgré un mors. Mais peu de cavaliers savent se servi r d'un hackamore.

Effet de serrage

Lorsque le cavalier ajuste ses rênes, les branches du hackamore basculent et font levier sur la gourmette. Si la tension s'accentue, les mâchoires du cheval se trouvent serrées entre celle-ci et la bande nasale. Certaines montures accusent leur inconfort en pointant anormalement la lèvre supérieure ou en crispant le menton. Ces manifestations indiquent clairement que les actions sur le hackamore doivent rester brèves et ponctuelles, sous peine d'engendrer crispation et douleur. A terme l'animal risque de se désensibiliser et de « s'appuyer contre la douleur », ce qui rendra le hackamore inefficace.

Rênes en guirlande obligatoires

Pour utiliser le hackamore en randonnée, le cavalier doit donc apprendre à monter rênes en guirlande. Commencer l'apprentissage au pas : rendre les rênes d' un coup (et non pas progressivement), n'intervenir, brièvement, que si le cheval change d'allure. Puis les relâcher de nouveau, et ainsi de suite. Peu à peu , la monture se « responsabilise » et apprend à tenir l'allure d'elle même. Paradoxalement, elle y gagne en calme et en confiance : moins d'écarts, moins d'excitation.

Pas de hackamore « prison »

Autant dire que le hackamore ne doit en aucun cas être considéré comme la solution ultime par le cavalier qui ne sait plus comment tenir son cheval et qui cherche une embouchure pouvant réussir là où toutes les autres ont échoué. Le problème vient de sa main, qui opère une traction trop prolongée, et non de l'embouchure C'est la main qu'il faut rééduquer.

Quel modèle choisir ?

Plus précis, les hackamores articulés se placent mieux sur le nez et permettent des indications plus fines. Mais la plupart ont des branches trop longues et une bande nasale trop fine (moins de 3 cm) ce qui les rend inutilement sévères. Se méfier des modèles très bon marché dont les branches cassent parfois au niveau d'une soudure.

Les atouts du hackamore
  • Tant que la main est neutre, rênes en guirlande, le confort du cheval est assuré, puisque sa bouche est libre.
  • Grâce à la bascule des leviers, le cheval est prévenu de l'approche de la main. Il ne risque donc pas d'être surpris par une action heurtée et apprend à réagir avant que l'intervention ne devienne contraignante.
  • Les leviers facilitent la conduite à une main et l'obéissance à la rêne d'encolure. Il y a donc gain de maniabilité.
  • Mais ne pas oublier : par temps de gel, pas de métal froid dans la bouche.

 

Les difficultés de réglage

Il est fréquent, hélas, d'observer des hackamores mal placés qui blessent le cheval ou gênent sa respiration. Soyez attentif.

Bridons mal adaptés

Conçus pour être employés avec un mors, les bridons ont souvent des montants trop longs pour accueillir un hackamore. Alors, la bande nasale appuie sur la partie cartilagineuse du chanfrein et pend trop bas sur les naseaux. Quand le cavalier agit sur les rênes, il meurtrit son cheval et l'étouffe. Ce n'est plus de la communication, c'est de la torture. Bien souvent, l'animal réagit par l'angoisse et la fébrilité, cherchant le salut dans la fuite en avant, à quoi le cavalier répond en freinant davantage. Tragique malentendu.

Le bon réglage

Le hackamore doit être placé assez haut pour dégager la partie mobile, située au dessus des naseaux, qui gonfle à chaque inspiration. Chez la plupart des chevaux, le bon emplacement est signalé par une légère bosse sur le chanfrein, facile à repérer, 10 à 15 cm en arrière des naseaux. On ne peut guère l'installer plus haut, car le mécanisme métallique risquerait alors de blesser l'os zygomatique. La gourmette se règle comme sur un mors ordinaire : elle doit arriver au contact lorsque les branches forment un angle de 45 degrés avec les montants.

Bon à savoir

Si votre bridon se révèle trop long pour monter correctement un hackamore, le mieux, évidemment, est d'en acheter un plus petit. Attention, son frontal sera probablement trop court : conservez celui d'origine. Si vous souhaitez éviter un nouvel achat, vous pouvez percer des trous à l'emporte-pièce pour boucler les montants plus haut sur la têtière. Il faudra alors probablement rallonger la fente de séparation de la sous-gorge au cutter et supprimer le frontal ou le fixer plus bas sur les montants.

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×